Warning – Terreur Extraterrestre

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ans une région éloignée des états unis, des chasseurs se font attaquer et tuer par d’étranges créatures volantes, dans le même temps, deux jeunes couples décident d’aller faire du camping et s’arrêtent dans cette même région. Malgré le mauvais accueil qui leur est fait par les habitants, les jeunes gens décident de rester. Ils sont loin de se douter qu’ils vont passer la plus longue et éprouvante nuit de toute leur existence…

Greydon Clark, qui a joué le rôle d’un des motards dans Satan’s Sadists (DVD édité chez Bach Films . NDLA), se place cette fois-ci derrière la caméra pour nous offrir une série B de SF Horrifique plutôt bien fichu, il faut le dire. Whithout Warning possède des atouts assez intérressants, ne serait-ce que le casting où nous retrouvons tout de même quelques noms connus : Martin Landau et Jack Palance en tête mais aussi un scénario qui sans être réelement novateur grouille d’idées ingénieuses et une ambiance qui distille avec la musique minimaliste une certaine dose d’angoisse. L’idée de départ est de mettre en scène un survival où un couples de jeunes gens se trouvent coincés entre un extraterrestre chasseur d’humain et des habitants d’un petit village, pas vraiment sympathiques. On peut même se rendre compte que ce que Clark voulait était de déstabiliser le spectateur en le laissant se demander si l’extraterrestre n’était pas un simple prétexte de certains villageois afin de se débarrasser des visiteurs indésirables. Malheureusement, cette idée plutôt plaisante ne sera jamais exploitée à fond, abandonnée à un montage qui ne laisse guerre de doute quand à l’origine des disparitions. Par manque de moyens et contraintes de temps certainement, le film est presque entièrement tourné caméra à l’épaule, dans la nature sauvage du sud des états unis, ce qui n’est pas sans rappeler le fabuleux Texas Chainsaw Massacre de Tobe Hooper, sans évidemment en atteindre les sommets de terreur ni son statut de chef d’œuvre. Without Warning reste donc totalement ancré dans le Bis, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose finalement, lui donnant ce cachet très particulier de mélange des genres. Les effets spéciaux latex de Greg Cannom (ha ben ouais, quand même) ont un petit peu vieilli mais restent toutefois bons et suffisamment efficaces. L’extraterrestre géant à tête démesurée fait aussi son petit effet. On en vient même à regretter de ne pas le voir plus souvent déambuler durant le film. Il est à noter que l’acteur sous le costume n’est autre que Kevin Peter Hall, sept ans avant d’endosser celui du Predator dans le film éponyme qui n’est ni plus ni moins qu’un remake musclé et non avoué de Without Warning, si si ! Comme quoi les grands méchants extraterrestres chasseurs sont certainement tous cousins, mais à la différence de l’alien rasta, celui-ci n’utilise pas d’armes ultra sophistiqués – du moins de notre point de vue – il lance des espèces de Frisbees organiques poilus sur le dessus, dentus sur le dessous, fluorescents dans la nuit, qui se collent sur les victimes y plantent des tentacules et en sucent leur sang. D’ailleurs, il en envoi a peu prés sur tout ce qui bouge dans la campagne à commencer par les chasseurs genre papa gros beauf et fiston baba, les scouts et chef scout qui passent dans son secteur ne seront pas plus épargnés et il ne le fait a priori pas pour les trophées comme son cousin mais bel et bien pour se nourrir si on en juge la cabane prés du lac, transformée en garde manger, et c’est précisément sur cette bicoque que notre jeune couple de campeurs va tomber en partant à la recherche de leurs amis disparus depuis plusieurs heures. Ils vont du même coup les retrouver au milieu des autres victimes entreposés à l’intérieur. C’est à peu prés à ce moment là que la nuit va tomber tout d’un coup (!) et les événements s’enchaîner en course poursuite avec le prédateur et ses frisbees, manque de bol, le jeune couple va aussi avoir à faire avec un vétéran (Martin Landau), devenu cinglé pendant la guerre et voulant en déclarer une aux envahisseurs, pensant que les deux jeunes gens en sont les chefs. C’est finalement auprès de Taylor (Jack Palance), le pompiste chasseur qui aimerai bien accrocher la tête de l’Alien avec ses trophées qu’ils vont trouver protection. Au final une confrontation entre les deux acteurs et l’Alien qu’on aurai pu souhaiter plus intense et une explosion de cabane à la dynamite (ouais ouais, bon y’a pas le budget de Predator là).


A savoir que Whitout Warning n’existe pas du tout en DVD et que la VHS française chez Hollywood video est méchamment tronquée d’une bonne quinzaine de minutes. Il reste la VHS US, qui offrira la version intégrale mais uniquement en anglais.

4 Reponses pour “Warning – Terreur Extraterrestre”

  1. fatin monique Dit:

    je voudrais visionner ce film sur mon ordi je crois que c’est celui que je recherche je n’ai jamais vu la fin et de plus impossible de le touver nul part (en francais si possible ) merci

  2. Alan Dit:

    Bonjour, comme je l’ai indiqué à la fin de l’article, le film n’existe qu’en cassette VHS dans une édition tronquée pour la version française et intégrale dans sa version US (trouvables sur Priceminister par exemple). Par contre il n’existe aucun DVD à ce jour. Néanmoins, la chaine Ciné FX le programme de temps en temps (dans sa version française censurée).

    Amicalement.

  3. batou Dit:

    bonsoir,
    il serait dispo mais uniquement en anglais : http://www.monstersinmotion.com/catalog/product_info.php/products_id/4640

    merci pour l’article. j’ai trouvé ça sur le net ;) ca faisait longtemps que je recherchais le titre de ce film et effectivement j’avais fait le lien 7 ans après à la sortie de Predator.

    merci pour le site en tout cas, beau travail !

  4. Alan Dit:

    Salut Batou,
    Merci pour le lien, ça peux toujours servir ;) . A bientôt .

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