Cobra

Synopsis

Cobra

U

n motard se rend un matin dans un supermarché, sors un fusil de son manteau et prends plusieurs personnes en otages. Se déclarant d’un ordre appelé le monde nouveau, il réclame la presse et la télévision aux forces de l’ordre arrivées peu de temps après sur les lieux. Celles-ci ne voulant céder à sa demande, il abat alors froidement un otage et menace les autres d’un même sort. En dernier recours, les policiers font appel au lieutenant Marion Cobretti, dit Cobra, un flic trainant une sale réputation, qui règle le problème rapidement, tuant sans compassion le forcené après s’être amusé avec lui. Son efficacité lui vaudra d’être mis sur une enquête visant à découvrir l’identité de l’éventreur de la nuit, un tueur en série massacrant au hasard et de manière différente chacune de ses victimes, où il se trouve en charge de protéger un top modèle témoin d’un des crimes, sans se douter qu’ils va devoir affronter une secte aux multiples ramifications, composées de tueurs psychopathes lancés à ses trousses et cherchant à la réduire au silence par tous les moyens…

Avis

Dans les années 80, après avoir réussi des cartons impressionnants avec les Rocky et Rambo : First Blood, Sylvester Stallone retombe dans le creux de la vague, ses autres films ne récoltant que très peu de succès, et les producteurs devenant de plus en plus méfiants et hésitants à financer la star. Par chance, le groupe Cannon, un département de la Warner, mené par Menahem Golan et Yoram Globus, spécialisés dans les séries B d’action et employant à moindre frais des acteurs connus, victimes d’un passage à vide mais attirant toujours la sympathie du public, signent avec l’acteur et le réalisateur George Pan Cosmatos déjà responsable du très dispensable Rambo II, afin qu’ils  livrent un polar d’action survitaminé, à petit budget, dont le but premier sera d’attirer les foules pour remplir les coffres de la production, et si par bonheur le film permettait à l’acteur de redorer son blason, cela serait tout à son honneur. Stallone se met donc à l’écriture du scénario, adaptant avec beaucoup de liberté Fair Game, un roman de Paula Gosling et se créant au passage le personnage étonnant de Cobra, sorte de Dirty Harry en plus barré, plus insolant et très insolite aussi. Cobra ne ressemble pas à un flic, ne se comporte pas comme tel non plus. Il se balade tout le temps avec son colt 45 armé, coincé dans la ceinture, au risque de se flinguer le service trois pièce à chaque instant; un pistolet aux crosses personnalisées, blanches avec une tête de cobra dessiné dessus, collées tout le long du film à son nombril… clin d’œil à Snake Plissken ou facilité scénaristique, chacun jugera. Le personnage se substitue sans complexe aux juges et jurés, prétendant sans fausse modestie qu’il est le remède contre le crime, il flingue sans hésiter tous les hors-la-loi qui ne se plient pas à ses règles pourtant fort simples : les tueurs n’ont d’autres droits que de se rendre ou mourir, cela prés de dix ans avant l’adaptation cinématographique du comics Judge Dredd. Côté look ça en jette aussi : jeans moule burnes, Tee-Shirt moule pectoraux, petite veste, gants de cuir noir, lunettes de soleil au mercure, une allumette plantée dans le coin de la bouche et démarche de cow-boy roulant des mécaniques lorsqu’il ne roule pas tout simplement dans sa Ford Mercury 1951 customisée avec moteur dopé au nitrométhane, grace à laquelle il nous offrira quelques cascades mémorables par leur exagération, déclenchant fatalement l’hilarité même si cela n’était à priori pas le but. On notera à ce sujet, que le film comporte certainement la séquence de cascade la plus inattendu et burlesque jamais vue à ce jour, où Cobra, poursuivis sur une autoroute, se permet, à pleine vitesse de réaliser un véritable tête à queue tout en continuant à rouler en marche arrière, faisant littéralement face au véhicule de ses poursuivants, puis tire dessus à l’arme automatique jusqu’à explosion de leur réservoir, pour ensuite retourner à nouveau sa bagnole dans le bon sens et repartir comme si de rien n’était. Tout ça sans la moindre CGI ! Du grand art ! A ce sujet, la réalisation de George P. Cosmatos reste très soignée malgré le manque évident de moyens, le découpage est dynamique et la photographie simple et efficace. En fait, ce sont les personnages, situations et dialogues qui amènent pour le plus grand plaisir des adeptes, un côté nanar à l’œuvre, de plus les scènes de poursuite, la horde de tueurs faisant claquer une paire de haches au dessus de leur tête lors des rituels ou encore l’affrontement contre les motards ramènent directement à une sous Mad-Maxerie, le post apocalyptique en moins, pas franchement déplaisante. Il est clair que même si le film est issu de la grande machinerie hollywoodienne, il n’en demeure pas moins une excellente série B nanardesque à l’image soignée mais au scénario décousu, souvent incohérent et forcément amusant, jouant avec tous les clichés possibles et imaginables, qui a toute sa place dans la vidéothèque de n’importe quel amateur du genre. Et puis n’oublions pas que Stallone nous avait offert en début de carrière d’excellent films fauchés et mémorables comme Death Race 2000 par exemple…

Trailers


Fiche technique
A venir…
Achat DVD

Fiend Without a Face

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ans une base militaire secrète située au Canada, Des savants tentent de mettre au point un nouveau type de radar. Lors des essais, des habitants des villages alentours sont attaqués et tués par quelque chose d’invisible. Les corps ne révèlent qu’un petit trou visible à la base de la nuque, mais très vite après avoir pratiqué des autopsies, les médecins se rendent compte que la cause du décès est dû à tout autre chose : tous les cadavres ont la boîte crânienne vide, leur cerveau et leur moelle épinière ont totalement disparus… Lire la suite »

Warning – Terreur Extraterrestre

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ans une région éloignée des états unis, des chasseurs se font attaquer et tuer par d’étranges créatures volantes, dans le même temps, deux jeunes couples décident d’aller faire du camping et s’arrêtent dans cette même région. Malgré le mauvais accueil qui leur est fait par les habitants, les jeunes gens décident de rester. Ils sont loin de se douter qu’ils vont passer la plus longue et éprouvante nuit de toute leur existence… Lire la suite »

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