Death Race

SynopsisDeath Race

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ne directrice de prison fait s’affronter des prisonniers à bord de voitures blindées et sur-armées dans un jeu télévisé nommé la course à la mort diffusé sur Internet, qui lui rapporte des millions de dollars grâce à l’audimat. Le jour où son champion, Frankenstein, se tue, elle n’hésite pas à faire assassiner la femme d’un ex-pilote de course, de sorte qu’il soit accusé du meurtre et enfermé dans sa prison afin de l’obliger à participer, sous le masque de Frankenstein, à son jeu de la mort, lui proposant sa libération anticipée contre une seule victoire. Très vite, le pilote va comprendre qu’il n’y a aucune issue à ce jeu si ce n’est de mourir. Aidé par d’autres prisonniers, il va se servir de la course pour se venger et tenter de s’évader…

Avis

Remake de Death Race 2000, un sympathique nanar de science-fiction où s’affrontaient David Carradine et Sylvester Stallone dans des voitures de fête foraine, véritables répliques de celles du dessin animé Les fous du volant, Death Race : Course à la mort reprends les grandes lignes mais ancre l’action en 2012, alors que la crise détruit l’économie du pays, dans un pénitencier dont la directrice sous couvert de l’état a créé un jeu télévisé ultra-violent où s’affrontent des prisonniers à bord de puissants véhicules armés, en échange de leur libération s’ils alignent cinq victoires consécutives. Jeu à l’image des affrontements de gladiateurs et courses de chars, lors des jeux du cirque de la Rome antique. Le nom de Paul Anderson à la réalisation avait de quoi faire frémir si l’on juge à la plupart des daubes que le monsieur a déjà a son actif, même si celui-ci avait promis de laisser la CGI de côté, privilégiant de bonnes vieilles cascades live, comme à la grande époque des Mad-Max. La deuxième crainte venant du nom de Jason Statham dans le rôle principal.Frankenstein Non pas que l’acteur soit mauvais, mais plutôt par souci de le voir se rapprocher de son rôle du transporteur et faire totalement capoter le projet tenant déjà a un fil. Finalement, et même si toute les promesses n’ont pas été tenues, le film tient à peu prés la route et l’acteur, même s’il n’est pas franchement convainquant, nous livre une composition plutôt honnête, on peut le concéder. Paul Anderson nous offre ici un de ses meilleurs film, même si le bonhomme n’a pas pu s’empêcher de coller de la CGI un peu partout et, comme à son habitude, donner une ambiance jeu vidéo à son travail. Quelques petites coutumes qu’on pardonnera volontiers au réalisateur qui a tout de même tenu en partie ses promesses de tôle froissée façon seventies. Car, les points forts du métrage sont évidemment les cascades très impressionnantes et les accidents d’une violence effroyable. On s’accroche a son siège et on serre les fesses quand les voitures démarrent dans le vrombissement de leur moteur gonflé à bloc. Le choix d’une caméra à la main lors de ces séquences se justifie pleinement, donnant un côté ultra-réaliste et saisissant, immergeant le spectateur dans les véhicules roulants à plus de 200 Km/h, jonglant entre les vieux bouts de métal rouillés, blocs de béton et pylônes d’un ancien complexe industriel transformé en circuit de courseCourse à la mort pour les besoins du jeu. Ce seront malheureusement là les seules véritables qualités de l’œuvre car, le scénario accumule pas mal d’incohérences et bourdes impardonnables mais surtout, fait oublier le message politique qu’il est censé véhiculer. On pourra soit accepter ces carences et se contenter de voir un excellent film d’action bien burné, soit avoir du mal comme c’est mon cas, a ne pas les considérer comme étant réellement les images rémanentes d’un travail bâclé, prenant la place des bons côtés de la réalisation lorsqu’on se remémore le film. Je trouve aussi par exemple toujours insupportable d’associer systématiquement l’univers carcéral avec une ambiance musicale Rap, ça me hérisse les poils et me gonfle profondément, d’autant que le reste de la musique plus rock noisy est un excellent choix. C’est a se demander si un jour l’envie prenait à un réalisateur de faire un remake de l’évadé d’Alcatraz, s’il nous assommerait de cette musique indigeste à longueur de film. Autant ne pas y penser. Je précise toutefois que je n’ai rien contre la musique Rap en dehors de ce contexte particulier.  Un autre exemple assommant, est celui d’avoir clippé complètement l’apparition des prisonnières servant de co-pilotes. Si on peut toujours pardonner l’utilisation de ces personnages secondaires malheureusement indispensables au bon déroulement de l’écriture du scénario, on sera moins ravi de l’utilisation de ralentis gerbant et musique Rnb, soulignant le déhanchements des jeunes femmes descendants du bus avant de rejoindre leur pilote. Énorme faute de gout se répétant lors du final, faisant tomber le film plus bas qu’un mauvais clip de MTV et c’est véritablement dommage. Hormis ces quelques lacunes voulant ouvrir le genre a un esprit plus djeun’s, le film reste un hommage très correct aux bonnes série B d’action des années soixante dix. De plus on notera que Roger Corman est crédité en tant que producteur exécutif et que David Carradine fait une brève apparition masquée, reprenant le rôle de Frankenstein durant l’introduction, en un petit clin d’œil sympathique à l’œuvre originale.

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Cobra

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Cobra

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n motard se rend un matin dans un supermarché, sors un fusil de son manteau et prends plusieurs personnes en otages. Se déclarant d’un ordre appelé le monde nouveau, il réclame la presse et la télévision aux forces de l’ordre arrivées peu de temps après sur les lieux. Celles-ci ne voulant céder à sa demande, il abat alors froidement un otage et menace les autres d’un même sort. En dernier recours, les policiers font appel au lieutenant Marion Cobretti, dit Cobra, un flic trainant une sale réputation, qui règle le problème rapidement, tuant sans compassion le forcené après s’être amusé avec lui. Son efficacité lui vaudra d’être mis sur une enquête visant à découvrir l’identité de l’éventreur de la nuit, un tueur en série massacrant au hasard et de manière différente chacune de ses victimes, où il se trouve en charge de protéger un top modèle témoin d’un des crimes, sans se douter qu’ils va devoir affronter une secte aux multiples ramifications, composées de tueurs psychopathes lancés à ses trousses et cherchant à la réduire au silence par tous les moyens…

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Dans les années 80, après avoir réussi des cartons impressionnants avec les Rocky et Rambo : First Blood, Sylvester Stallone retombe dans le creux de la vague, ses autres films ne récoltant que très peu de succès, et les producteurs devenant de plus en plus méfiants et hésitants à financer la star. Par chance, le groupe Cannon, un département de la Warner, mené par Menahem Golan et Yoram Globus, spécialisés dans les séries B d’action et employant à moindre frais des acteurs connus, victimes d’un passage à vide mais attirant toujours la sympathie du public, signent avec l’acteur et le réalisateur George Pan Cosmatos déjà responsable du très dispensable Rambo II, afin qu’ils  livrent un polar d’action survitaminé, à petit budget, dont le but premier sera d’attirer les foules pour remplir les coffres de la production, et si par bonheur le film permettait à l’acteur de redorer son blason, cela serait tout à son honneur. Stallone se met donc à l’écriture du scénario, adaptant avec beaucoup de liberté Fair Game, un roman de Paula Gosling et se créant au passage le personnage étonnant de Cobra, sorte de Dirty Harry en plus barré, plus insolant et très insolite aussi. Cobra ne ressemble pas à un flic, ne se comporte pas comme tel non plus. Il se balade tout le temps avec son colt 45 armé, coincé dans la ceinture, au risque de se flinguer le service trois pièce à chaque instant; un pistolet aux crosses personnalisées, blanches avec une tête de cobra dessiné dessus, collées tout le long du film à son nombril… clin d’œil à Snake Plissken ou facilité scénaristique, chacun jugera. Le personnage se substitue sans complexe aux juges et jurés, prétendant sans fausse modestie qu’il est le remède contre le crime, il flingue sans hésiter tous les hors-la-loi qui ne se plient pas à ses règles pourtant fort simples : les tueurs n’ont d’autres droits que de se rendre ou mourir, cela prés de dix ans avant l’adaptation cinématographique du comics Judge Dredd. Côté look ça en jette aussi : jeans moule burnes, Tee-Shirt moule pectoraux, petite veste, gants de cuir noir, lunettes de soleil au mercure, une allumette plantée dans le coin de la bouche et démarche de cow-boy roulant des mécaniques lorsqu’il ne roule pas tout simplement dans sa Ford Mercury 1951 customisée avec moteur dopé au nitrométhane, grace à laquelle il nous offrira quelques cascades mémorables par leur exagération, déclenchant fatalement l’hilarité même si cela n’était à priori pas le but. On notera à ce sujet, que le film comporte certainement la séquence de cascade la plus inattendu et burlesque jamais vue à ce jour, où Cobra, poursuivis sur une autoroute, se permet, à pleine vitesse de réaliser un véritable tête à queue tout en continuant à rouler en marche arrière, faisant littéralement face au véhicule de ses poursuivants, puis tire dessus à l’arme automatique jusqu’à explosion de leur réservoir, pour ensuite retourner à nouveau sa bagnole dans le bon sens et repartir comme si de rien n’était. Tout ça sans la moindre CGI ! Du grand art ! A ce sujet, la réalisation de George P. Cosmatos reste très soignée malgré le manque évident de moyens, le découpage est dynamique et la photographie simple et efficace. En fait, ce sont les personnages, situations et dialogues qui amènent pour le plus grand plaisir des adeptes, un côté nanar à l’œuvre, de plus les scènes de poursuite, la horde de tueurs faisant claquer une paire de haches au dessus de leur tête lors des rituels ou encore l’affrontement contre les motards ramènent directement à une sous Mad-Maxerie, le post apocalyptique en moins, pas franchement déplaisante. Il est clair que même si le film est issu de la grande machinerie hollywoodienne, il n’en demeure pas moins une excellente série B nanardesque à l’image soignée mais au scénario décousu, souvent incohérent et forcément amusant, jouant avec tous les clichés possibles et imaginables, qui a toute sa place dans la vidéothèque de n’importe quel amateur du genre. Et puis n’oublions pas que Stallone nous avait offert en début de carrière d’excellent films fauchés et mémorables comme Death Race 2000 par exemple…

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Grindhouse : Boulevard de la mort

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près avoir vu le segment « Death Proof », renommé pour la France « Boulevard de la mort » afin d’insister sur l’effet de genre et rendre un hommage jusqu’au bout des ongles aux véritables Grindhouses et leurs projections bancales, bobines qui sautent, films remontés, coupés par les projectionnistes eux même, je suis mitigé entre une envie de crier au scandale et applaudir de toute mes forces ce projet tellement casse gueule qu’il en devient pratiquement incompris et boudé par des spectateurs outrageusement habitués à des films trop lisses, trop bien montés et trop retouchés à grand renfort de CGI en veux tu en voila… un peu trop formatés pour faire plus court, voila, le mot est dit ! Lors de la projection, nous n’étions déjà pas nombreux et c’est avec le sourire et un peu d’amertume tout de même que j’ai vu plusieurs personnes quitter la salle avant même d’avoir atteint la première demi heure de film. Des remarques fusaient dans le rang de devant : « mais pourquoi il manque un bout ? »-« qu’est ce qu’il se passe ? Pourquoi on voit cette scène plusieurs fois ? »-« béhhh ? c’est en noir et blanc maintenant ? »-« c’est chiant, le film est tout abimé… » Lire la suite »