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Auteur Fil de discussion: Last Night  (Lu 1055 fois)
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Alan
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« le: 19 Novembre 2008, 08:46:52 »

Hier soir, par curiosité j'ai regardé L'homme sans âge de Francis Ford Coppola... bah, je m'attendait à beaucoup mieux, car même si le réalisateur est loin d'être un tâcheron, ici il nous offre un film très intello à la limite du rêve et du mysticisme, en jonglant entre le dramatique le fantastique et je ne sais trop quoi encore... du coup rien n'est maitrisé et on s'ennuie ferme du début à la fin. Seul point positif : la photographie est splendide, mais malheureusement ça ne fait pas tout. Bref, un film à éviter ou à prendre comme remède contre les insomnies.



 Fâché
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Alan
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« Répondre #1 le: 20 Novembre 2008, 13:08:06 »

-Outlaw de Nick Love

Voila encore un film prometteur sur le papier mais qui, pour une obscure raison, ne répond jamais à l'attente qu'on s'y fait.

L'idée n'est pas plus mauvaise qu'une autre : un groupe d'homme tous victimes de violence, de gangs et délinquants décident, menés par un ancien militaire, de prendre les armes et de régler eux même le problème, devenant du même coup un gang à part entière...

Malgré une bonne part de réalisme et de scènes d'une violence âpre, malgré des acteurs de bon niveau et une ambiance lourde et malsaine, le film finit par lasser par son rythme mollasson et son déferlement d'idées qui manquent de développement. La caméra à l'épaule d'un cadreur parkinsonien contribue à lasser définitivement le spectateur lambda. L'idée était au rendez-vous, malheureusement le reste a du mal à suivre.

On peut se passer de voir ce film...



 Triste

   
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« Répondre #2 le: 03 Janvier 2009, 19:50:02 »

Salut les gens, pas eu trop le temps d'écrire sur le forum ces derniers temps (mais bon, je suis pas le seul à priori...). Enfin, comme je viens de regarder un film sympa, je lui fait honneur cinq minutes...  Sourire

-Sukiyaki Western Django

Un film qui se veut un hommage et une ré appropriation. Takashi Miike ouvre son style en plaçant son histoire dans un monde original et ancré dans le Western. Pour commencer, il faut essayer de piger le truc. Le film n'est pas un Western, ce n'est pas aussi simple. En fait, on pourrait tenter d'imaginer que c'est un monde onirique où les Japonais seraient devenus des cavaliers à la gâchette facile... oui, bon c'est pas évident comme ça, mais on pourrait aussi imaginer que cela se passerait aux états unis mais pas celui que nous connaissons, une sorte de Western parallèle... enfin, bref, c'est un hommage aux légendes anti héros de l'ouest créés par nos amis Italiens et Espagnols. Il ne s'agit pas vraiment d'un remake de Django de Corbucci, ici l'histoire est différente mais pas si éloignée que ça quand même. Deux clans se disputent une ville, les rouges et les blancs (c'est a cause de leurs vêtements hein, faut pas y voir une connotation d'ordre raciale) et la dedans un cavalier solitaire et sans nom va semer le bordel... bon, jusque là c'est du typique de chez nos amis Italiens ça... mais bon, faut pas trop compter sur une surface aussi lisse avec Miike qui va y glisser aussi des tas de références (entre autre la guerre des roses citée tout le long du film, le théâtre Asiatique, les films de sabres etc...... sans compter qu'il va même jusqu'à tisser un lien entre tous les anti héros du genre). Bon, perso j'ai pas aimé la photographie trop retouchée à grand renfort de CGI, mais le reste oui... C'est assez comique, un petit peu violent (très peu par rapport a ce que j'attendais), c'est bien joué et c'est assez déjanté. Je dis donc, un bon film a voir, ne serait ce que pour la performance...



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« Répondre #3 le: 05 Mars 2009, 13:53:57 »

Bon... hier soir j'ai enfin vu Martyrs de Laugier et il m'a bien fallu une bonne nuit de réflexion pour ne pas passer à côté du pire film d'horreur que j'ai vu à ce jour.

Tout d'abord, en regardant ce film je n'était pas convaincu de sa sulfureuse réputation car le scénario imbriqué et le final m'ont un peu déçu sur le coup. Et finalement, c'est après avoir dormi que j'ai pu mesurer l'ampleur de l'horreur pure qui peut se dégager de son travail. Et quoi qu'en disent les détracteurs, le travail de Laugier est tout simplement une expérience cinématographique assez extrême et non fun comme Saw 3 ou le surestimé Hostel chap 1. Pourquoi ce revirement dans mon avis espacé d'une nuit ? Car justement, trop habitué à regarder des scènes gore et grand guignolesques, je n'ai fait que regarder et attendre des scènes extrêmes et j'étais passé à côté de ce qui n'est justement pas montré (ou démontré). On est tous un peu trop habitué à la violence au quotidien (surtout au cinéma et la télévision), et c'est là que justement lorsqu'on réalise a quel point les scènes de Martyrs s'enchainent avec le plus grand naturel, nous sommes devenus presque insensibles et hermétiques à celle-ci. En tout cas ce fut mon cas et j'ai la chance de pouvoir le reconnaître.
Le film commence assez sommairement avec la fuite d'une fillette après avoir apparemment été enlevée puis torturée physiquement mais surtout psychologiquement. Puis elle se lie d'amitié avec une autre fillette qui arrive à la rassurer et la protéger contre ses démons (dans ce cas, une apparition de fantôme qui vient la torturer sans cesse). Ensuite, les années passent et on a droit à l'incursion d'une jeune femme armée d'un fusil de chasse qui massacre toute une famille dans une maison isolée. La jeune fille étant la fillette quelques années plus tard qui pense sérieusement avoir reconnu ses bourreaux. Le massacre de la famille représente un autre tournant de l'œuvre, puisqu'on passe directement à de l'horreur basique, ou on est censés penser que la fille au fusil est une déséquilibrée (ce qui est finalement le cas) qui vient de tuer une pauvre famille n'ayant rien demandé à personne, sous prétexte que en les tuants elle peut se débarrasser de ce fantôme qui la torture. Et c'est une des forces du film de Laugier, ou en étalant des scènes graphiques assez brutales, il commence à nous perdre entre la folie de son personnage, les giclées de sang sur les murs blancs et le mobilier très propre, les cris de peur et de douleur de la famille massacrée. Et c'est finalement l'amie de la jeune femme dérangée qui va découvrir la terrible vérité dans trois twists avant un final qui semble bâclé mais qui ne l'est pas du tout en fait. La fin se faisant être celle qui en montre le moins en terme de violence graphique est en même temps la plus dur et la plus horrible que j'ai pu voir car à l'instar du début, tout se passe dans un réalisme troublant et traumatisant... à comprendre, que ce n'est qu'après avoir vu le film qu'on réagit à la souffrance qui émane de ces scènes silencieuses, et que c'est ici que ça fini par réveiller quelque chose d'endormi en nous (en moi). Plus j'y repense, plus je trouve que Laugier a réussi un coup de maître. Bien entendu, pour cela il faut s'ouvrir un petit peu à la représentation de la violence et de la souffrance et non juste aux scènes graphiques. On pourrait même arriver à penser que Laugier à écrit ce film pour qu'on arrête justement de regarder des films d'horreur pour le fun et remettre en place le vrai sens du mot.

L'interdiction aux moins de 18 ans qu'a failli écoper le film est tout de même justifiée mais aurait été un véritable suicide commercialement parlant. Finalement la censure à tranchée pour un -16 ans avec avertissement et c'est réellement un film à déconseiller aux personnes sensibles ainsi qu'aux fans de films gore fun.

A voir absolument !!!!

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« Répondre #4 le: 07 Mars 2009, 15:34:00 »

Hier j'ai regardé The Lost, vendu avec le Mad Movies de ce mois ci...

Bon bah, même si je suis assez souvent d'accord avec les chroniqueurs de Mad Movies, cette fois ci pour le coup, je ne partage pas leur enthousiasme. Je n'ai pas aimé ce film, trop long, trop épileptique dans son montage et un petit peu prétentieux aussi... Au milieu du film je me suis demandé où le réalisateur voulait en venir et j'ai même pensé lors d'une transition très réussie qu'on allait plonger dans un bon fantastique... mais non ! Peine perdue... la fin n'a aucun intérêt... d'ailleurs y a t-il une fin ?? J'ai quand même apprécié le côté "hors du temps" de l'œuvre, un peu comme si les années 60 rentraient en collision avec le 21em siècle et la bande son qui colle très bien avec les images. A part ça, ce n'est ni un film fantastique, ni un film d'horreur ni même un Lynch like... C'est un simple drame mélangé à une chronique urbaine au sein d'une petite ville des états unis... c'est a peu prés bien joué par les acteurs et la photographie est dans l'ensemble assez jolie et... c'est tout ! Seule la fin plonge un peu dans l'horreur mais c'est tellement mal joué qu'on y crois pas un seul instant... bref, un film à éviter.

 Triste

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