Danger Haute Tension

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avid, 11 ans, passe les vacances chez son père et sa belle-mère, Ellen, dans leur maison de Los Angeles. Venant du Colorado, il s’habitue peu à peu à la vie californienne mais les choses ne tardent pas à prendre une drôle de tournure. C’est d’abord la télévision qui ne répond plus à la télécommande puis le réfrigérateur qui gronde, des bruits qui s’échappent des conduits d’air…

Pur produit d’exploitation pour vidéoclub, Danger haute tension s’inscrit dans la lignée des bizarreries horrifiques de la fin des années 80 et son florilège d’expérimentations aux couleurs criardes dont Charles Band se plaçait en chef de file. Ici il s’agissait de mettre l’électricité en position d’entité monstrueuse et surtout invisible, ceci facilitant grandement le travail quasi inexistant du superviseur des effets spéciaux qui se contentera uniquement d’effets visuels simpliste et d’incrustations d’images. Un film de monstre sans monstre autrement dit, pas même l’ombre d’un bout de craignos monster en latex, juste des bruits énigmatiques, du gazon qui dépérit, des appareils ménager qui prennent vie et tentent de tuer tant bien que mal, ou a défaut rendre fou les humains. Si l’idée en soit n’est pas mauvaise, elle est malheureusement très mal exploité et prête plus au sourire qu’a la grimace d’angoisse qu’elle est censée susciter chez le spectateur. Avec en prime le jeu des acteurs pitoyable au possible ne relevant pas le niveau d’un iota, il ne reste pas grand chose à ce film pour plaire si ce n’est le fait qu’involontairement les situations dramatiques deviennent cocasses et même parfois marrantes, sans compter les dialogues tous plus surréalistes les uns que les autres. C’est donc avec cet état d’esprit qu’il faut voir le film pour l’apprécier un petit peu : le prendre pour ce qu’il est et tenter de passer un petit moment agréable en en visionnant les images saturées de bleu, un effet de lumière très en vogue à cette époque, de stroboscopes et lasers qui essayent de nous rappeler à chaque instant que l’ambiance est… électrique !
Mais pourquoi donc le courant se rebelle-t-il ainsi ? Si l’on en juge par l’introduction du film, il s’agirait de « quelque chose»  d’extraterrestre, tombée avec un éclair près d’une centrale électrique qui aurai investit les lignes à haute tension avant de terminer dans un transformateur au bout d’un pylône de quartier, juste histoire d’embêter les petites familles du coin, maison par maison. Un autre point de vue, celui du réparateur TV, c’est que la centrale filtre mal son courant et… qu’une pulsation parcoure les câbles de temps en temps, histoire de faire fondre et cramer les circuits des appareils – voir même de causer des choses totalement étranges même pour lui (…) Et enfin, celui du conducteur de travaux, vieux monsieur au visage creusé et aux petits yeux cruels, un eternel chapeau noir vissé sur la tête qui se veut être une sorte de messager. Selon lui, le courant (électrique bien entendu) est vivant et la seule chose à faire est de le couper. Chose qui sera faite à la hache dans un final apocalyptique digne des plus grands films catastrophe, à la différence que là ça ne prends que deux minutes pour un transformateur à réduire la maison en bouillie (bon, j’exagère un peu quand même, mais on a tout de même droit a un beau feu d’artifice et un écrasement de tube cathodique au ralenti, ce qui est tout a fait honorable et comique tant ça veux se prendre au sérieux). Un film à voir un jour de pluie (et d’orage), ne fut-ce que pour admirer les décors de la plus abominable chambre à coucher de gamin jamais vue dans un film.

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