Bio Zombie
28 avril 2008, par Alan
oody Invisible et Crazy Bee, deux jeunes copains, travaillent dans une boutique de VCD pirates d’un centre commercial à Hong Kong. Les journées des deux comparses sont bercées par la même routine : ils vont au cinéma pour pirater des films, draguent lourdement toutes les filles qui passent à leur portée, jouent à des jeux vidéos et zonant dans les allées du centre commercial, envoient des vannes aux autres commerçants et vigiles. Un jour, sur ordre de leur patron, ils partent chercher sa voiture en réparation dans un garage et renversent un militaire en ramenant l’auto. A sa demande, Ils font boire à l’homme blessé un soda qu’il transportait dans une mallette avant que celui-ci ne perde totalement connaissance. Ne sachant plus que faire et craignant l’arrivée de la police, ils le mettent dans le coffre de la voiture et retournent au centre commercial afin de trouver une solution à leur problème. Malheureusement, les deux jeunes gens très dissipés oublient le corps dans la voiture ouverte, lorsque plusieurs heures après ils reviennent dans le parking, le militaire à disparu laissant la voiture dans un sale état. Pour ne pas se faire massacrer par leur patron, les deux jeunes gens doivent trouver de l’argent rapidement. Pendant ce temps le militaire transformé en zombie par le soda qui en fait était une arme bactériologique maquillée va infecter tous les clients et commerçants du centre. Woody et Crazy vont devoir s’associer à quelques survivants, créant une bande totalement hors normes, afin de combattre les zombies et se sortir de ce piège.
Bio Zombie est certainement un hommage aux films d’exploitation italiens et américains du genre. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver là un chef d’œuvre. Néanmoins, le film, bien qu’étant une production fauchée où une dizaine d’acteurs et autant de figurants se baladent dans deux ou trois couloirs d’une galerie d’un centre commercial, fait preuve d’une certaine originalité par son mélange de comique et horreur. En effet, Bio Zombie c’est un peu la comédie familiale Clerks : les employés modèles mélangé à Zombie de Romero et, il faut bien l’avouer ce n’est pas déplaisant du tout. De plus l’histoire est assez riche et rythmée donc on ne s’ennuie pas un instant et, il faut le dire, ce n’était pas gagné d’avance. On pourra donc fermer les yeux sur les décors et personnages redondants, (bien que quelques prouesses des cadreurs nous en mette plein la vue) et suivre les périples de cette bande improvisée qui va devoir combattre des zombies avec les moyens du bord. Perceuse, scie à métaux, tuyau etc… serviront désormais à dégommer du “Mort vivant”, le tout traité à la façon d’un jeu vidéo et énormément d’humour. Donc pas de gros gore qui tâche mais quelques scènes bien ficelés qui à défaut de dégouter ou faire peur ont le mérite de faire sourire, telle que celle où Woody et Crazy enfoncent un tuyau dans la tête d’un zombie puis ouvrent le robinet au bout pour en faire couler le sang, ou encore celle où Woody enfourne sa perceuse dans la bouche d’un zombie et s’apercevant que la batterie est vide, en demande une à son ami qui, glissant entre eux, recharge à la façon d’un pistolet automatique dans une scène à la John Woo. La comédie est toutefois ponctués par des séquences qui se veulent plus touchante et la petite bande à laquelle on finit par s’attacher se voit dispersée, les personnages meurent ou sont à leur tour transformés en zombies. Quand au final, beaucoup plus sombre, il sera à l’image d’un véritable film de zombies, pas de happy end et nihiliste à souhait. En y regardant de plus prés, on pourrait même y trouver un message sur l’avenir de la jeunesse dans notre monde finalement…
